De la formation à la pratique pédagogique…

Deux précédents articles ici  et ici sur notre site  informaient sur la formation des enseignants aux principes de la pédagogie Montessori.

Des suites pratiques se mettent en oeuvre. Ici, Stéphane outille ses activités pédagogiques de dictées muettes.

A quoi ça ressemble ?

Les dictées muettes sont présentées sous forme de petites pochettes, contenant   images d’un côté, et “billet” de l’autre.

Les images peuvent être des photos ou des dessins. Les “billets” sont généralement écrits en cursive. Ils servent à la correction.

Les dictées muettes : un accès à l’autonomie

Les dictées muettes se travaillent seul. Au sol, sur un tapis, ou éventuellement à une table lorsqu’on est plus grand, on commence par installer les cartes avec les images.

Les mots à écrire sont donnés à l’oral, si l’enfant ne reconnaît pas de lui-même les images.

Ensuite, il compose les mots avec le petit alphabet mobile (lettres à manipuler), ou bien directement sur son cahier.

Enfin, les billets lui servent à s’auto-corriger, en vérifiant bien lettre par lettre s’il n’y a pas d’erreur.

Des difficultés croissantes et maîtrisées

Le plus souvent fabriqué par les enseignants, le matériel peut aussi s’acheter avec toute sa progression de dictées. Les premières ne comportent pas de difficultés orthographiques. Il s’agit de petits mots (vis, bac…) et font travailler principalement la reconnaissance phonologique, l’acte d’écriture.

Après, plus on avance, et plus les difficultés apparaissent : des “e” muets, des consonnes doubles, des sons complexes… Pour arriver aux mots avec tréma, y et z (“sphinx” et “pyramide” sont plutôt vers la fin !)

Qu’apprend-on avec les dictées muettes ?

Ce travail permet, nous l’avons vu, l’autonomie de l’enfant. Il travaille seul, s’installe et range seul, et il se corrige également par lui-même.

Mais les dictées muettes développent aussi d’autres capacités chez l’enfant :

  • Il acquiert une organisation spatiale
  • Il apprend du vocabulaire, des mots qu’il ne connaissait pas
  • C’est un travail qui permet la mémorisation de l’orthographe lexicale. Petit à petit, dictée par dictée, à condition de ne passer à la suivante que lorsque la première est bien acquise !

 

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